S’il y a bien une chose que vous ne ferez jamais, c’est prêter votre argent pour soutenir l’exploitation du charbon, du gaz de schiste et du nucléaire. Jamais ! Sans même faire partie d’une association militante, c’est une question de principe vous ne tenez pas à financer, même modestement, ces sources d’énergies polluantes et responsables du changement climatique. 

Et pourtant… 

Sur vos livrets et comptes de votre banque dorment peut-être quelques euros. Vous croyez qu’ils dorment, mais détrompez-vous, ils sont au contraire très actifs. Votre banque les réutilise pour financer, investir, spéculer dans des entreprises, multinationales, actifs avec le plus souvent des objectifs de rentabilité élevés et à court terme. Ce qui peut être synonyme d’investissements dans des projets très controversés de l’autre côté du globe, à l’insu du plus grand nombre. Par exemple, la BNP Paribas a participé en 2008 à un prêt de grande ampleur pour soutenir un projet de centrales à charbon en Inde contesté par les habitants. Rentable peut-être, mais pas éthique. Le Crédit Agricole a soutenu des projets liés au gaz de schiste. La liste est longue et d’après l’association les Amis de la Terre, auteur du guide « Climat, comment choisir ma banque ? », toutes les grandes enseignes bancaires françaises sont impliquées dans des projets ayant des effets délétères pour le climat. Toutes sauf La Nef et le Crédit Coopératif. Bien sûr, le niveau d’implication dans les investissements nauséabonds varie tout de même d’une banque à l’autre. L’association des Amis de la Terre les classe en trois niveaux : impacts minimes, modérés, importants. Pour savoir si votre épargne est dans le rouge, rendez-vous sur leur site internet (www.amisdelaterre.org/Climat-comment-choisir-ma-banque). 

Personne ne vous jette la pierre, vous ne découvrez peut-être qu’aujourd’hui ce sujet assez peu médiatisé. Et puis, il est difficile d’avoir des informations neutres : dans les milieux bancaires, l’opacité est une règle bien établie. Mais ne vous détrompez pas, vous avez le choix, vous êtes client. N’hésitez pas à demander des comptes à votre conseiller : à quoi sert mon argent ? Dans quoi investit ma banque ? Vous aurez certainement du mal à obtenir des réponses pertinentes, mais au moins votre conseiller saura que certains clients sont sensibles à cette donne et fera remonter l’information. Puis, si vous vous sentez plus impliqué, n’hésitez pas ! Changez de banque et choisissez un établissement plus en accord avec vos valeurs. Pour être plusieurs chez Alter Alsace Energies à avoir fait la démarche, on vous rassure, c’est sans douleur. 

Voici un geste très facile à mettre en place et ayant des implications très importantes pour la lutte contre le changement climatique. Alors, chiche ?